
Les récentes violences xénophobes perpétrées contre les travailleurs étrangers en Afrique du sud et notamment contre les zimbabwéens en grande majorité, viennent écorner gravement l'image de ce pays érigé en véritable modèle d'intégration multiraciale.
Si la présente situation est sans commune mesure avec la douloureuse période de l'apartheid, c'est bien la motivation xénophobe de cette véritable battue organisée qui semble plus que jamais retenir l'attention.
Les victimes d'hier seraient-elles devenues les bourreaux d'aujourd'hui ?
Si la question mériterait au moins d'être posée, les réponses attendront encore un certain temps. Non pas le temps que d'autres violences du même genre viennent en confirmation, mais bien le temps que le travail de la commission d'enquête diligentée par le gouvernement aboutisse; et si tant est qu'une quelconque explication puisse justifier pareilles abominations.
Mais pour l'instant, la première puissance du continent tente de rassurer ses voisins et partenaires comme elle peut, le temps peut-être de se réveiller de ce mauvais rêve.
Il n'est plus qu'à espérer que ce peuple qui en a vu tant d'autres, puisse se transcender avec la dignité qu'on lui connait, pour se sortir de cette mauvaise passe.
Autrement, il est fort à parier que ce pays coure tout droit vers une implosion sociale qu'on ne saurait lui souhaiter.