
Mesdames, messieurs, bonsoir. On me surnomme « The Beast ». Je suis venu au Maroc, ou plus exactement à Fès, pour la première fois en Octobre 2006. Je dois avouer que j’avais une certaine appréhension à ma venue ici. Que l’on l’accepte ou pas, le « 11 septembre » a marqué nos esprits. L’idée de vivre côte à côte avec des barbus peut parfois déconcerter. Mais quand on y réfléchit, ce n’est pas des barbus que nous devrions avoir peur aujourd’hui. Je viens brièvement parler des filles black à Fès.
Tout d’abord, si je parle de ce sujet ci, c’est tout simplement parce que je trouve certains comportements peu recommandables. Messieurs, êtes-vous déjà rentrés en contact avec une fille, et vous vous rendez compte que le seul moyen de lui parler est de l’inviter au restaurant, ou au McDonald ? Avez-vous déjà invité une fille black chez vous sans qu’elle pense que vous aviez des idées tordues ? Bon, elles ont peut être pas tords pour cette dernière question. Cela dit, il existe encore des gars bien, oui mesdames, des gars qui aimeraient juste de la compagnie féminine. J’entend pouvoir marcher dans la rue comme des amis, ou regarder un film, ou discuter d’adultes à adultes sans pour autant avoir à faire quoi que ce soit d’autre et surtout à payer quoi que ce soit. C’est possible avec des européennes, pourquoi pas avec des africaines ? Ce scénario de payer pour juste de la compagnie féminine en vient à un point que les filles ont compris qu’avoir plusieurs « pointeurs » (terme ivoirien pour désigner les prétendants), est bien plus bénéfique qu’en avoir un seul.
Si vous êtes nouveaux à Fès, et vous ne savez pas comment faire pour draguer une fille black, voici le mode d’emploi. Dîtes lui que votre père est ministre au pays. Ensuite invitez-la dans un restaurant chic, tout en faisant croire que la taille de la note importe peu pour vous. Ensuite, invitez-la chez vous pour un dernier verre, ou pour un film. Enfin, consommez avec modération. C’est déplorable mais c’est aussi simple.
C’est peut être une vision utopique de ma part, que de vouloir passer du temps avec une fille black en toute amitié, mais j’ai une question. En quoi la fille que j’ai décrite plus haut est elle différente d’une personne usant de son corps pour rendre des services charnels lucratifs ? Avez-vous envie d’avoir une telle fille comme petite amie ?
Je crois que chacun répondra à cette question en fonction de ses attentes actuelles. Je veux dire, selon moi, les moins de 18 ans, rêvent d’une relation charnelle, les 18-25 ans d’une relation qui dure plus qu’une nuit et les plus de 25 ans d’une relation plus ou moins sérieuse. Et en fonction de la tranche d’âge à laquelle vous appartenez, cela importera plus ou moins que votre copine soit la copine de tout le monde.
Je vous donne peut être l’air de dramatiser la chose, mais je crois que notre génération instaure une idéologie malsaine quant à ce propos. Vous n’êtes pas de mon avis, soit, imaginez que votre petite soeur soit l’une de ses filles.
Il existe des exceptions, oui évidemment, à Fès peut être, dès que vous les trouvez, faites moi signe.