
Les machettes sont à nouveau de sortie en Afrique, mais cette fois-ci au Kenya .L’histoire se répète donc, encore une fois comme le dirait l’autre ! Des scènes de tuerie sauvages qui nous renvoient, et ce bien malgré nous à d’autres images ; celles là encore bien présentes dans nos esprits ; notamment celle du Rwanda et de la Sierra Léone. L’Afrique offre au monde son visage le moins séduisant ; celui de la barbarie et de la haine ethnique.
Mais faudrait–t-il encore s’étonner de cela ? La minute d’effroi passée, devant des scènes d’horreur d’un autre temps; pas si lointain que çà d’ailleurs en Afrique ?
Faudrait-t-il encore s’étonner que les violences ethniques prennent le pas sur le dialogue après que la vie politique ait été régie depuis toujours par des considérations d’ordre ethnique ?
Choqué ? Oui ; Etonné ? Non ! Mais pas au même titre que certains médias du nord et même de plus en plus d’Africains qui ; au crédit de ce qui prend des allures d’épuration ethnique voudraient à nouveau étayer leur théorie de la supposée sauvagerie innée des noirs.
La question ici devrait se poser autrement; bien autrement. Que nous apprendra ce drame Kenyan une fois jugulée comme on se doit de l’espérer ou faudra–t-il encore attendre la prochaine fois ?
Quel est le système politique qui puisse garantir une possibilité effective à n’importe quel pan de la population d’accéder à l’exercice du pouvoir ?
Quoi d’autre que la Démocratie, pourrait– t-on être tenté de répondre et ce à juste titre d’ailleurs !
Seulement; cette démocratie qu’elle soit présidentielle; fédérale ou parlementaire a bien du mal à se trouver à son aise sur le continent africain.
La faute ici à cette majorité; qui ne s’obtient non pas sur le front du combat d’idées mais sur celui des clivages ethniques, tribaux ou religieuses.
Aucun état ou presque d’Afrique noir n’échappe à cette configuration bien définie qui rend les principes de la démocratie traditionnelle ou occidentale caduques.
Et pour tout résultat; il se trouve ainsi des groupes qui sont condamnés à être indéfiniment minoritaires ou du moins jusqu’à ce qu’ils décident de se faire justice; ce qui fait le lit du spectre macabre qui se déroule sous nos yeux au Kenya.
Et comme dirait tout esprit logicien; les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Alors devrions-nous persévérer dans cette option pour le moins imposée de démocratisation tout azimut en espérant d’une part que le précèdent ethnique et tribale se tasse et que d’autre part les peuples africains parviennent à cette maturité tant souhaitée ?
D’autant plus qu’il serait vain de chercher à trouver dans l’histoire du monde une quelconque gémellité avec la présente situation africaine et d’espérer ainsi qu’on fasse le même apprentissage de la démocratie.
Les pays qui arrivent pour l’instant à préserver leur paix sociale ne le font que sur la base de compromis à chaque fois plus douloureux et de montages politiques potentiellement dangereux; hypothéquant ainsi l’avenir de leur peuple.
Et à l’heure où l’Afrique semble vouloir faire ses propres choix, ne serait–t il pas temps de réfléchir à un système politique devant s’adapter au mieux aux réalités intrinsèques de nos sociétés au lieu de penser à contrario ?
Cela devrait être le premier de ses choix; un pari sur l’avenir des siens, un pari sur l’avenir de toutes ces ethnies d’une extrême diversité; unique au monde par ailleurs.
Le drame Kenyan ne devra pas être vain d’enseignements au risque de se donner rendez-vous pour la prochaine crise cette fois-ci au.............................
J'èspère juste que l'avenir me démentira.